LE SECRET DEVOILE DU CORPS ET DE L’ESPRIT

Voici un résumé du livre de Jean Du Chazaud, assez détaillé, car son explication du fonctionnement de l’homme par les glandes, et sa finalité, l’accès à la sagesse, me paraît en totale résonnance avec la philosophie du naturopathe vitaliste. L’enseignement de Jean Du Chazaud donne un sens et fait le lien avec tous les aspects de l’homme, que ce soit sur le plan physique, psychologique, caractère, ou émotionnel. Equilibre, moralité, valeurs, autodiscipline (des notions qui à notre époque peuvent heurter bon nombre…) retrouvent ici leur vrai sens et leur destination pour le bénéfice de l’évolution de l’homme qui choisit la voie de la sagesse.

INTRODUCTION

L’homme a toujours cherché à mieux se connaître, et la typologie depuis Hippocrate a tenté de définir les caractères humains à partir de caractéristiques physiques. Gautier a établi 4 types glandulaires associant fonctionnement hormonal, caractère physique et caractère psychologique.
Jean du Chazaud nous expose ici la théorie du docteur Gautier. Tout est glandulaire avant de s’inscrire dans le système nerveux. Par les travaux de Gautier, Du Chazaud nous démontre ici et affirme que le cerveau ne peut fonctionner sans hormones et qu’aucune adaptation au monde n’est possible sans elles.
Les glandes ont non seulement une action sur le corps mais aussi sur l’esprit. C’est ce qui est exposé dans cet ouvrage.

LA PRIMAUTE NECESSAIRE DES GLANDES SUR LE SYSTEME NERVEUX

Dès les premières lignes, Jean Du Chazaud nous indique que la connaissance de l’homme est partie d’ un prémisse inexact, et que c’est système glandulaire qui domine le système nerveux et non l’inverse.
Intelligence et volonté ne peuvent être cérébrales. En réalité le cerveau n’est qu’un disque enregistreur, qui sert l’intelligence, mais ce n’est pas lui qui « produit » nos facultés.

Par ailleurs, l’équilibre psychique, volonté, libre arbitre ne peuvent être représentés par un seul organe (le cerveau), c’est l’ensemble de nos glandes qui permettent d’obtenir cette harmonie générale. Pour qu’un équilibre soit, il faut un effet balance, et comme le dit justement Du Chazaud, « une balance ne peut être juste avec 1 seul plateau » !

Ce sont donc les glandes endocrines qui déterminent l’ intelligence, en effet :
-le système neveux et l’hypothalamus ne peuvent fonctionner sans la thyroïde
-la thyroïde est indispensable à l’oxygénation cellulaire, oxygénation sans laquelle le système nerveux ne peut fonctionner.
-les glandes endocriniennes fonctionnent dès le 3eme mois de la vie fœtale, tandis que le système nerveux n’est mature qu’au 9eme mois de l’enfant après la naissance.

LES GLANDES, CONDITIONS DE NOTRE VIE CEREBRALE

Nos glandes agissent sur notre intellectualité :
Un thyroïdien a un esprit imaginatif, il est fort en lettres
Un hypophysaire a un esprit calculateur, il est fort en sciences
Un surrénalien a un esprit concret et matériel
Un génital a un esprit équilibré, pondéré, artiste.

La sensation : nos idées proviennent de nos sensations qui viennent de nos organes sensoriels. Seulement les cellules sensorielles ne fonctionnent qu’avec la thyroxine.

La mémoire des sensations : cette même thyroxine permet l’enregistrement des sensations par le système nerveux central.

Le rappel des souvenirs : c’est la thyroïde et les différentes hormones qui permettent de libérer les souvenirs enregistrés.

L’attention : l’attention portée sur un sujet est lié à la glande génitale interstitielle.

L’abstraction : c’est une idée, un concept dépouillé de toute sensation et émotion. Il s’agit donc de ne garder que la pure idée du mot. Là encore c’est la sécrétion de la glande génitale inrestitielle qui donne cette faculté.

Le raisonnement et ses facteurs endocriniens : le raisonnement et la synthèse des idées proviennent de la glande génitale interstitielle. L’hypophyse permet l’analyse, mais pas la synthèse. L’hypophyse est la glande de l’évaluation, et de la régularisation dans l’organisme. Cet aspect, elle le donne également sur le plan intellectuel de l’individu, développant ses capacités à comparer, évaluer les idées et les analyser.

Faculté d’analyse : analyser c’est décomposer une donnée, des éléments qui constituent un tout. La capacité d’analyse d’une personne est reconnue comme une faculté supérieure par la société. Mais pourtant elle ne consiste qu’à l’application de méthodes. Cependant, l’analyse, pour comprendre les fonctionnements humains, n’est pas satisfaisante et Du Chazaud nous démontre que la faculté de synthèse lui est supérieure.

Faculté de synthèse : c’est la capacité d’extraire une idée commune à divers aspects d’un sujet étudié. Il s’agit de ne pas s’embarrasser de détails mais d’extraire et simplifier les caractères communs. Cette aptitude est possible grâce au fonctionnement de la glande génitale interstitielle.
Les 3 autres glandes conditionnent les capacités intellectuelles dans une catégorie particulière, mais c’est la glande génitale qui permet d’harmoniser et utiliser équilibrer ces caractéristiques.

Enregistrement mnémoniques et modulations neuro-hormonales : au début de sa vie, l’enfant enregistre grâce aux glandes toutes les sensations et informations. Tous ces enregistrements vont former les futurs automatismes. A partir de ces enregistrements se constitue l’intellect. Chaque donnée sera modulée par l’activité hormonale, qui selon son activité propre, va déterminer la psychologie du sujet.

La pensée, la mémoire, sont le résultat d’une activité hormono – neuronal. L’intelligence commence par les sens. Ce sont les glandes qui permettent d’enregistrer les informations reçues. Ce sont également les glandes qui permettent l’élaboration de la pensée et des idées. Ce sont les hormones qui modulent les enregistrements dont nous avons besoins, grâce à elles nous pouvons développer des idées adaptées à une situation.

Les sentiments sont la condition première de l’intellect : l’élaboration d’une idée tient compte/ est influencée par des sentiments et des émotions dans la majorité des cas. Plus que nos idées, ce sont nos émotions et sentiments qui nous font agir. L’abstraction pure, dénuée d’affect est très difficile à atteindre.

Nos qualités intellectuelles dépendent de nos dominances glandulaires.

LE TYPE SURRENALIEN*

Après un rappel sur la physiologie de cette glande, le type surrénalien est exposé :
Force, puissance, primarité le caractérisent.
Peu sensible, brutal, très terre à terre, matérialiste, il n’a pas d’aspiration spirituelle, peu de sens moral, mais un esprit plutôt positif.
Il est rusé, et peut mentir pour arriver à ses fins.
Il a l’esprit de groupe, c’est un dominateur et un guerrier.
Peu observateur, primaire, il porte un jugement immédiat sur ce qui l’entoure.
Il est coléreux, emporté, autoritaire, sur de sa puissance.
Au niveau de l’intelligence c’est plutôt un compilateur. Il n’a pas d’esprit de synthèse. Il a du mal à faire des abstractions. Il a une bonne mémoire et un esprit terre à terre.
C’est un travailleur manuel, il utilise son physique, il est infatigable.

Physiquement : ce type a une face carrée, des mâchoires fortes, des dents résistantes.
sa physionomie générale est « brute », nez large et fort, yeux petits, cou fort et puissant.
Il a des sourcils et des cheveux épais. Son ossature est forte et dense. Sa taille est moyenne et son torse bien développé. Les articulations sont fortes et solides, les muscles puissants. Les mains sont courtes et épaisses.

LE TYPE THYROïDIEN*

Du Chazaud nous rappelle d’abord, que l’activité de la thyroïde est très large. Elle intervient dans tous le fonctionnement de l’organisme. C’est la glande de vie.
Le sujet thyroïdien est un grand sensible, comédien, vif, communiquant. Emotif il peut se mettre en colère facilement mais se calme tout aussi vite.
Il manque un peu de jugement et porte des avis hâtifs. Il est un peu superficiel et n’approfondi pas les choses. Passionné, enthousiaste il se lasse cependant vite.
Il a très bonne mémoire, une pensée vive, mais a du mal à réfléchir par lui-même et est très influençable.
son intelligence est supérieure et vive, il a beaucoup d’imagination, mais à tendance à la dispersion et à la rêverie. Il se passionne facilement et peut aller jusqu’au fanatisme.

Physiquement : Il a une physionomie expressive, des yeux brillants, des lèvres minces. Sa tête est plutôt ovale, allongée. Il a une grand taille, avec une silhouette mince. Les articulations sont fines, les muscles très longs et minces.

LE TYPE HYPOPHYSAIRE*

Il est exact, ponctuel, a une attitude sobre et pondérée.
Il a bonne mémoire et peut se concentrer longuement, il est très tenace.
Il est porté naturellement vers les chiffres, les sciences et l’abstraction. Il a de très bonnes facultés d’analyse mais pas de synthèse.
C’est un scientifique, ingénieur, un calculateur.
Peu sensible et peu psychologue, il est droit et loyal, moral. Il a le sens de la justice, il est responsable. Peu coléreux il est constant.
Méthodique et ordonné il a une intelligence très pratique avec un très bon raisonnement. Il a peu de tendance artistique.

Physiquement : il a une tête triangulaire, large au niveau du front étroite au menton. Il a tendance à la calvitie. Il peut être très grand et a des membres très allongés par rapport au tronc. Ses articulations et sa musculatures sont forts et résistants. Ses mains sont longues et fortes et ses pieds très grands.
Il a de très bonnes aptitudes physiques, les hypophysaires sont les meilleurs sportifs.

LE TYPE GENITAL*

C’est la glande la plus intéressante, conférant à l’individu tout son équilibre psychologique.
Le génital pur est rare, c’est le « génie ».
Le type génital développe particulièrement l’attention, la volonté, le sens moral.
Le type génital est très intelligent, sage raisonnable, et a un jugement sûr.
Il a bonne mémoire, une forte capacité de concentration et d’imagination.
Il est exact et organisé dans ses idées.
Il a l’esprit de synthèse et ne se perd pas dans le détail.
Son intelligence est supérieure il possède toutes les qualités intellectuelles dont l’analyse et la synthèse.
Il est équilibré en tout. Il aime la beauté, l’ordre, la sagesse, la bonté.
Il est doué de volonté et d’autodiscipline.
Il a les qualités des autres types sans en avoir les défauts.
La génitale interstitielle est la glande du sens moral.

Physiquement : il a une belle physionomie équilibrée et gracieuse. La tête est rectangulaire ou ronde avec un front bien dégagé. La taille est moyenne, les articulations fines et solides, les os et muscles fins et résistants. Mains gracieuses et pieds petits.

L’EVOLUTION GLANDULAIRE DE L’ENFANT

Jusqu’au 9 eme mois, le système nerveux n’est pas formé. Le cérébral ne peut faire les enregistrements automatiques. C’est donc le système glandulaire qui permettra la gestion des émotions, et qui feront naître les enregistrements nerveux.

Jusqu’à 1 an l’enfant est dépendant de ses surrénales, ce qui explique ses colères soudaines, sa force musculaire, ses mouvements brusques ses longs sommeils.

De 1 à 7 ans, c’est la thyroïde qui domine. Elle apparait au moment où le système nerveux de l’enfant devient mature, ce qui permettra d’enregistrer les informations venues de l’extérieur. La glande thyroïde est indispensable à la restitution des souvenirs. C’est cette même glande, la glande de vie, glande du langage, qui donne à l’enfant tout le mouvement, les cris, l’agitation qui caractérisent le petit enfant. C’est encore la thyroïde qui va donner la sensibilité. Cet organe des émotions, de la joie des répulsions qui vont guider tous ses choix. A cet âge – là on ne raisonne pas encore. La thyroïde donne les aptitudes de souplesse, rapidité, vivacité. Surtout c’est la glande de l’adaptation. Elle permet à l’enfant de s’adapter au monde et donne à l’enfant l’émotion correspondant à son expérience.
C’est la thyroïde qui permet l’enregistrement de toutes les informations. Sans elle pas de mémoire.

7 à 10 / 12 ans, c’est l’hypophyse qui domine, elle va donner à l’enfant le sens de la réalité. C’est la glande de la raison.

Vers 10 / 12 ans apparaît la deuxième puberté (il y en a 3 pour les endrocrinologues). Les règles et les caractères sexuels apparaissent. Cependant les cellules reproductrices se développent indépendamment de la puberté. Pour l’endocrino – psychologie, la finalité de la puberté est de développer la glande interstitielle de la génitale.
La glande génitale qui commence à se développer lors de la première puberté, a pour fonction d’équilibrer les autres glandes.

A la ménopause / andropause c’est la génitale interstitielle qui se développe, c’est pourquoi l’on devient plus sage.

LIBRE ARBITRE ET DEVELOPPEMENT PERSONNEL

Si nos glandes déterminent certains aspects de notre caractère, nous avons cependant notre libre arbitre pour contrer certaines influences, et c’est de la même manière que nos glandes s’opposent les unes aux autres (la thyroïde dilate les vaisseaux / les surrénales les contractent).
Pour Gautier c’est la glande génitale interstitielle qui donne à l’homme mesure et sagesse. Il distingue glande génitale interne et glande génitale interstitielle. Le fait de stimuler l’une ou l’autre affaiblira la seconde. Concrètement, plus on stimulera la glande sexuelle plus l’attention et la volonté le sens moral sont affaiblies.
Pour Gautier ce n’est pas la continence qui pose problème mais l’abus de jouissance qui affaiblit le caractère et le physique.
A l’inverse la continence augmente l’activité de la glande interstitielle.

L’éducation de l’enfant s’avère donc nécessaire au bon fonctionnement des glandes. Un enfant ne peut s’élever seul, il ne distingue pas ce qui est bien ou pas. C’est ainsi qu’il va enregistrer les données de l’extérieure qui deviendront par répétition des automatismes dans son comportement. C’est pourquoi il est important de lui donner le sens du bien, de la moralité.
Pour qu’il y ait un libre arbitre, il faut qu’il y ait un équilibre. C’est-à-dire qu’il faut qu’apparaissent 2 idées différentes, et que des valeurs morales apparaissent grâce à l’interstitielle et à l’éducation.

SURDOUES ET GENIES

Il semble que les enfants qui aient des dons aient une glande en hyperfonction : surrénnales pour les musiciens, hypophyse pour les calculateurs ….
Mais les génies véritables, complets, (Vinci, Michel Ange, Pascal, Zola,Balzac..) créatifs, ont une glande interstitielle exceptionnelle, influençant de manière exceptionnelle les autres glandes.

UN MOYEN REMARQUABLE D’EQUILIBRATION GLANDULAIRE

La grande découverte de Gautier a été de montrer à quel point les pubertés sont déterminantes sur le fonctionnement des glandes puisqu’elles poussent le fonctionnement de la glande génitale interstitielle. Ainsi à la 3eme puberté vers 14 / 16 ans apparaissent l’intérêt aux grandes causes, à la philosophique, aux causes humaines.
Comme Gautier a mesuré l’intérêt de la puberté sur l’ensemble des glandes, il a la trouvé le moyen de réequilibrer ces dernières en stimulant une puberté artificielle, par la diathermie, (travaux de d’Arsonval ) grâce aux champs électromagnétiques de haute fréquence.
Cette méthode permet de stimuler uniformément les glandes et a des résultats remarquables sur tout type de troubles glandulaires, avec effets sur le fonctionnement général des glandes et l’état psychologique de la personne.

*Du Chazaud explique bien que les caractéristiques de chaque type glandulaire peuvent paraître exagéré mais il s’agit en effet des caractéristiques des types « pures » or nous sommes tous sous l’influences de plusieurs glandes même si l’une domine.

Un ouvrage de synthèse remarquable, qui nous pousse à la réflexion, nourrit, complète et confirme nos connaissances.

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