ETRE EN PAIX AVEC SAINT FRANÇOIS D’ASSISE

Il y avait cette belle (et très connue) prière à la messe de Toussaint de Rouffach. Sa lecture m’a donné envie de partager avec vous en toute simplicité tout le bien qu’elle offre. C’est aussi l’occasion parfaite pour moi de mettre un peu en avant l’extraordinaire église de Rouffach, grandiose et méconnue, qui fait partie de ma vie depuis toujours.

Révélée il y a 100 ans, attribuée à Saint François d’Assise qui vécut au 12e/13e  siècle, cette prière rassemble en quelques mots les enseignements que l’on peut retrouver aujourd’hui dans les livres de développement personnel ou dans les écrits d’initiés ( je pense à Aïvanohv par exemple). Peut importe que l’on soit catholique ou pas, la prière de Saint François nous enseigne en toute simplicité comment être en paix avec soi même et les autres et n’est ce pas le plus important ?

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,

Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

Cette prière peut être  apposée à chaque moment de notre vie. Elle procure un grand soulagement  pour peu qu’on ait le réflexe de l’utiliser immédiatement car elle est en effet d’une simplicité pratique qu’il suffit d’appliquer à la lettre.

Pour bénéficier de ses bienfaits, on peut la lire, la murmurer intégralement , ou juste méditer sur un passage tout en s’imprégnant bien de son message. L’inquiétude alors s’estompe, la paix revient, la situation qui posait problème se dissout. Pour moi, l’ explication est toute simple, on écarte délibérément ce qui nous perturbe et mobilisons toute notre attention sur ce que nous souhaitons en utilisant des valeurs universelles et sacrées. Nous alimentons ainsi de bénédictions la situation, et cela aura pour effet d’apporter la paix en soi.

Il n’est pas toujours nécessaire de décortiquer un problème pour le régler, de plus, il faudrait éviter de le ressasser au risque de le voir s’amplifier. Bien sûr, si une action est souhaitable pour réparer ou apaiser selon le cas, il  conviendra d’agir. Mais ceci fait, pour s’apaiser soi et la situation, il suffit juste de remplacer en pensée ce qui nous perturbe par la qualité, l’état recherché. C’est facile mais il faut s’efforcer d’écarter les pensées négatives qui parasitent la pensée.
Donc en admettant par exemple que l’on en veuille à une personne, il conviendra dans ce cas de remplacer l’émotion négative, la haine, par de l’amour. Bien sûr cela requiert du travail mais le résultat arrive immanquablement.

On peut également utiliser cette prière ou l’un de ses passages comme intention pour la journée ou pour une circonstance précise. Par exemple « Aujourd’hui, à chaque moment, je mets la joie partout où je passe et dans tout ce que je fais. » Ces simples intentions produisent des effets magnifiques.
La première phrase est à elle seule magique : quoi de plus beau que de devenir un instrument de paix ?
En méditant quelque instant sur la paix et en décidant de s’en imprégner on influe sur soi et sur tout son environnement. Si cette paix vous échappe un instant parce qu’une situation déstabilisante se présente il suffit de se poser quelques instants et de la rappeler à soi. Cela demande bien sûr à être toujours attentif et à prendre des temps de recul pour analyser ces moments, mais on progresse ainsi jour après jour.


Enfin, comme pour toutes les prières, au delà du message, on accède à une dimension sacrée  qui nous fait immanquablement travailler sur le haut mental, nous menant sur le chemin de la sagesse. Cette recherche de la sagesse, qui ne l’oublions pas, est la vocation ultime du naturopathe selon l’enseignement de Marchesseau.

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